L'Art de Vivre est le plus grand Art qui soit. Cultiver l'Art de Vivre fait de soi un Artiste dans l'Art de Vivre sa vie.
Par conséquent, l'humanité actuelle consomme trop et hypothèque gravement les ressources naturelles des générations futures.
Si aucune démarche concrète de réel développement durable n'est urgemment entreprise, en 2050 l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles…
Peut-être…, mais, à ce rythme-là, en mangeant l’Arbre de la Terre et non plus seulement les fruits, pour combien de temps encore?
En 2050, au rythme de progression actuel, l'humanité consommera{it} deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles : c'est ce qui ressort du rapport Planète Vivante 2006 du Fonds Mondial pour la Nature, (sigle anglais WWF: World Wild Fund), présenté le 24/10/06 et qui décrit l'état de la biodiversité au niveau global et la pression sur la biosphère due à la consommation humaine de ressources naturelles.
C’est en 1998 que le WWF a, pour la première fois, initié le Rapport annuel Planète Vivante pour mieux faire connaître la situation du Monde naturel et l'impact des activités humaines sur celui-ci.
Le rapport se base sur deux indicateurs: l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur les écosystèmes et l'indice Planète Vivante, qui rend compte de la santé des écosystèmes de la planète.
L’Empreinte écologique mondiale
C’est au cours des années 80 que l'empreinte écologique globale de l'humanité entière, qui se calcule en évaluant la surface productive nécessaire pour répondre à sa consommation de ressources et à l’absorption des déchets produits, a commencé à dépasser la biocapacité globale.
Depuis lors, chaque année, le dépassement a augmenté, avec une demande excédant l'offre d'environ 25 % en 2003, atteignant ainsi 14,1 milliards d'hectares globaux. Rapporté à un être humain individuel, alors que chacun n’a, enfonction du nombre de Terriens vivant à la surface de la Terre (soit, en 2006 le 28/10 à 14H00, plus de 6,585 753000 milliards) le droit qu’à 1,8 hectare global, cela correspond déjà à 2,2 hectares globaux!
Cela veut dire qu’en moyenne, en globalisant toute l’humanité, l’individu moyen dépasse déjà ce à quoi il a droit de 0,4 hectare global. Cela n’empêche évidemment pas que le dépassement des Américains du Nord ou des Européens (voir plus bas) soit considérablement plus élevé!
Selon un autre point de vue, cela signifie qu'il faudrait à peu près un an et trois mois pour produire les ressources écologiques consommées en une année. Soit, chaque année, trois nouveaux mois de retard, ou une année de retard supplémentaire tous les quatre ans! Selon le WWF, l'humanité consomme donc déjà largement trop et, en conséquence, hypothèque déjà gravement les ressources naturelles des générations futures.
À l'échelle de la France, les chiffres ne sont guère meilleurs. Selon le WWF-France, l'empreinte écologique de la France compte parmi les douze plus mauvaises sur les 147 pays référencés.
Alors qu'un habitant de la planète devrait utiliser au maximum 1,8 hectare «global» (évaluation moyenne par habitant de la superficie disponible biologiquement productive), compte tenu des capacités de régénération des ressources naturelles, un Français en utilise 5,6 ha. Nous sommes donc débiteurs par rapport à tous ceux qui exploitent moins de 1,8 ha comme c'est le cas d'un Indien, d'un Vietnamien, d'un Péruvien ou d'un Soudanais, souligne le WWF.
Sur la base d'une répartition équitable des richesses entre les plus de 6,5 milliards de Terriens (pour un décompte exact en temps réel, cliquez ICI), nous consommons donc, nous les Français, avec un taux de 3,1, plus de trois fois ce à quoi nous avons droit.
C'est notre consommation énergétique (énergie fossile et nucléaire) qui pèse le plus lourdement dans notre empreinte (plus de 50%), assure le WWF. Les pays voisins comme les Pays-Bas (4,4ha) et l'Allemagne (4,5 ha) sont bien plus performants dans ce domaine. Le palmarès des plus mauvais élèves de l'empreinte écologique revient aux émirats Arabes Unis (11,9 ha), aux états-Unis (9,6 ha) et à la Finlande (7,6 ha).
Biodiversité
L'autre indice de ce rapport, l'Indice Planète Vivante, mesure l'évolution de la diversité biologique de la Terre. Il utilise les tendances des populations de 1313 espèces de vertébrés - poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères - provenant de tous les coins du monde. Il est calculé comme la moyenne de trois indices séparés qui mesurent les évolutions dans les populations de 695 espèces terrestres, 274 espèces marines et 344 espèces d'eau douce, note le rapport.
Résultat: entre 1970 et 2003, l'indice a diminué de 30%. Cette tendance globale semble indiquer que nous dégradons les écosystèmes naturels à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Ce déclin est également présent pour les indices terrestres, marins et d'eau douce individuellement considérés.
Le message résultant de l’examen de ces deux indices est clair et pressant: Au cours des 20 dernières années nous avons excédé la capacité de la Terre à soutenir nos styles de vie et nous devons arrêter d’urgence. Nous devons, sous peine de dommages irréversibles, rééquilibrer notre consommation et la capacité de la Nature à se régénérer et à absorber nos déchets, prévient le WWF.
Conclusion: Afin de ne pas demeurer sur un constat purement négatif, le rapport propose, toutefois, ppour finir, un "scénario de sortie de crise" d'ici 2050 permettant à la fois un développement réellement durable et une restauration progressive de la biocapacité.
Les futurs rapports, lors des prochaines années, permettraz de savoir si ces recommandations sont ou non suivies, de sorte que la crise apparaisse ou non comme {in}évitable...
Jusqu'à quand va durer l'inertie des politiques et de la masse? Y aura-t-il encore une réaction salutaire à temps? A chacun de répondre. Certes, par sa parole mais aussi et surtout par ses actes!
Là s'applique la parole: "Le Futur n'est pas à prédire; il est à bâtir"!
Source: http://www.wwf.fr/documents/rapport_planete_vivante_2006