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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 13:35

La Lettre de L’Art de Vivre
Naturellement n°1

  Pour une Vie Juste et Naturelle

   

«Il est grand temps de reconnaître à la Nature le magistère absolu d'être la garante de toute vie et de notre survie. Oublier ce caractère irrévocable condamne tous nos efforts à n'avoir aucun lendemain... »   - Pierre Rabhi -

 

 Comment vivre une Vie Nouvelle

Beaucoup d’êtres humains aspirent à «Vivre Autrement», à mener une «Vie Nouvelle» mais ne savent pas comment s’y prendre et restent donc, loin de leur «Légende personnelle», à mener la «vie» que, depuis des années, ils mènent de façon insatisfaisante, donc à tristement végéter.

C’est qu’il y a loin de du Réel à l’Idéal… Un rêve ne devient pas réalité s’il n’est pas porté par un puissant Vouloir. Le seul désir de bien faire n’apporte encore aucun Progrès s’il ne devient pas rapidement un fort vouloir pour une Amélioration, un vouloir qui porte déjà l’Action en lui.

Cette aspiration à une meilleure vie, plus juste, plus naturelle et plus fraternelle se heurte rapidement à de nombreux obstacles constituant, pour les candidats à une autre vie un véritable «parcours du combattant».

Ce qui est ici en jeu c’est le combat entre l’Aspiration au Mieux et l’enchaînement à un faux système érigé par l’intellect devenu, de par sa croissante domination sur le Cœur, par trop inhumain et dont il est devenu très difficile de s’affranchir.

 Au fil des Lettres de L’Art de Vivre nous examinerons les différentes aides qu’il est possible de rencontrer sur le Chemin de la Libération. Pour pouvoir Vivre autrement il faut donc devenir libre de cet entravant faux système, mais, pour cela, il faut d’abord intérieurement Devenir Libre, ce qui est en soi tout un Travail et même un Travail sur soi. Alors la Libération extérieure peut aussi arriver.

Pour commencer, nous allons nous intéresser à un vivant exemple, celui vécu, à Lablachère (Ardèche), notamment à l’Oasis du Mas de Beaulieu, à l’instigation de Terre et Humanisme, l’association fondée et animée par Pierre Rabhi.

C’est donc, cette fois, le premier volet d’une série de quatre articles ayant respectivement pour thèmes: L’association Terre et Humanisme, le «Mas de Beaulieu», Pierre Rabhi et son message, et enfin les Oasis en tous Lieux, mouvement fondé par lui et dont L’Art de Vivre est partie prenante en tant qu’«Oasis» dans le grand Ouest de la France.

Voici un mas – ce qui, déjà, n’est pas banal – qui, au départ, avait, paraît-il, pas moins de 500 co-propriétaires! Il y en aurait, aujourd’hui, autour de 450. La philosophie qui est vécue là est celle de Terre et Humanisme.

Terre et Humanisme

«Sans renoncer aux acquis positifs de la science et de la technique, Terre & Humanisme entend participer à l'urgente conciliation et réconciliation de l'humain avec la réalité naturelle à laquelle il doit la vie et devra irrévocablement la survie.»

- Pierre Rabhi -

 Terre et Humanisme a été fondée en 1994, afin de soutenir les actions de Pierre RABHI, devenu expert international en agro-écologie, mais qui est aussi et surtout connu comme écrivain, philosophe et conférencier.

Cette association place au cœur de ses engagements la contribution active à la sécurité, à la salubrité alimentaire de toutes populations et à la régénération des patrimoines nourriciers, garants de la survie de chacun.

Pour répondre à cette mission, dont les besoins constituent un droit légitime à toute existence, l'association s'appuie sur l'agro-écologie en tant que compétence scientifique et principe de gestion durable.

Pour Terre et Humanisme «un humanisme unitaire conscient vivant et agissant est la seule option intelligente face à la société globale telle qu'elle évolue, au risque d'un grand naufrage. »

Il reste donc à précisément définir en quoi consiste un tel humanisme, ce que Pierre Rabhi a largement fait dans ses différents livres, interviews et prises de position.

Chez Terre et Humanisme l’on trouve «des gens de toute provenance sociale, professionnelle, confessionnelle, de toute nationalité et race, sans aucune exclusive ». C’est dit dans la présentation officielle, mais c’est aussi ce que l’on voit sur le terrain:

  Assemblée Générale de Terre & Humanisme
le 10 Juin 2006

D’une façon générale, Terre et Humanisme se soucie de ce que tout le monde ait, de façon durable, à manger et à boire sur la planète et, de préférence, à manger et boire sain, ce qui, en langage plus officiel, se dit:

«Terre et Humanisme place au cœur de ses engagements la contribution active à la sécurité et à la salubrité alimentaires de toutes populations, ainsi que la régénération des patrimoines nourriciers, garants irremplaçables de la survie de chacun.»

Terre et Humanisme considère que, malgré la haute technicité de notre monde actuel – ou, peut-être, à cause d’elle? – les besoins de nourriture et d’eau potable sont loins d’être assurés pour tous:

«Ce choix se fonde sur le tragique constat qu'en dépit des ressources planétaires abondantes et d'une diversité quasi illimitée, en dépit des savoirs et des savoir-faire humains hautement performants dans la sphère technologique, les besoins les plus vitaux à savoir la nourriture, l'eau potable et les soins pour tous ne sont pas satisfaits.»

Constat déjà fait par «Les Restaus du cœur»:

«Ces besoins constituent pourtant un droit légitime à toute existence.»

En tous cas, nous sommes déjà d’accord sur le fait qu’il s’agit là des besoins vitaux basiques de tout être humain, mais:

«Cette légitimité est, aujourd'hui plus qu'hier, confisquée à des êtres humains chaque jour plus nombreux, par les excès d'une idéologie faisant de l'accaparement, de la violence militaire et économique, de la dilapidation, du pillage et des nuisances une norme d'existence imposée à toute la planète.»

En d’autres termes: Il y a de gros «prédateurs», remplis de convoitise, qui accaparent tout et considèrent les autres comme des moutons à tondre.

Mais Terre et Humanisme veille au grain:

«Avec ses membres actifs sur le terrain et le réseau dont elle est constituée, l'association Terre et Humanisme entend mobiliser toutes ses énergies et ses compétences pour servir et contribuer à restaurer cette légitimité, particulièrement en direction des pays dits «en développement», les plus affectés par la logique en question.»

L’«arme absolue» pour cela s’appelle l’« agro-écologie»:

«Pour répondre à cette mission, Terre & Humanisme s'appuie sur l'agro-écologie en tant que compétence scientifique et technique majeure et principe de gestion durable, reproductible et autonome des biens et des ressources (terre, eau, végétaux, animaux).»

L’agro-écologie

Alors, l’agro-écologie qu’est-ce que c’est? Certains emploient ce terme comme synonyme de permaculture, lequel terme doit aussi être défini.

L’agro-écologie semble être les principes de l’écologie appliqués à l’agriculture, donc une agriculture respectueuse de la Nature et de l’Environnement mais aussi entretenant la fertilité naturelle des sols.

Dans l’agro-écologie l'agriculture basée sur le labour est proscrite, étant donné qu’une telle agriculture s’avère incapable de durablement assurer la santé de l'eau et des sols, la protection de l'environnement, la sécurité alimentaire pour tous, etc.

Mais, si, en agro-écologie, on ne laboure pas la terre, alors que fait-on?

Réponse: L’on pratique le semis direct sur couverture végétale permanente.

Le semis direct

Le semis direct sur couverture végétale est un système de semis, dans lequel la semence est placée directement dans le sol, lequel n'est jamais travaillé.

Seul est ouvert un petit sillon ou un trou, de profondeur et largeur suffisantes, avec des outils spécialement conçus à cet effet, pour garantir une bonne couverture et un bon contact de la semence avec le sol.

Aucune autre préparation du sol n'est effectuée. L'élimination des «mauvaises herbes», avant et après le semis durant la culture, est faite avec des produits naturels.

Le semis direct sur couverture végétale permanente du sol consiste, en fait, en une imitation de l'écosystème forestier naturel, tout en accroissant la production des plantes.

Avec cette pratique, le sol n'est jamais travaillé et, avec le paillis, une couverture inerte ou vivante est maintenue en permanence. Les pailles proviennent des résidus de cultures, de cultures intercalaires ou de cultures dérobées utilisées comme «pompes biologiques». Ces plantes ont, en effet, de puissants et profonds systèmes racinaires et peuvent donc recycler les nutriments des horizons profonds vers la surface, où ils peuvent être utilisés par les cultures principales. Ils produisent aussi rapidement une importante biomasse et peuvent se développer, en conditions difficiles comme durant les saisons sèches, sur des sols compactés, et sous une forte pression des adventices.

Le principe du semis direct n'est, en fait, pas nouveau en soi, puisque, depuis l’antiquité, il était déjà utilisé par les cultures natives. Par exemple, les agriculteurs de l'Égypte ancienne et les Incas dans les Andes d'Amérique du Sud, utilisaient un bâton pour faire un simple trou dans le sol, dans lequel la graine était placée à la main et recouverte au pied…

Aujourd'hui encore, des centaines de milliers d'hectares sont traditionnellement plantés, en semis direct, par les petits agriculteurs traditionnels de la zone tropicale humide, qui pratiquent l'agriculture itinérante de subsistance sur brûlis, dans les forêts d'Amérique Latine, d'Afrique et d'Asie.

Par exemple, le système de culture du haricot "Tapadd", en Amérique Centrale et Mexique est également une technique de semis direct, depuis des siècles.

Le semis direct est, le plus souvent, associé à la "culture en buttes", rassemblant, là où la plante qui nourrit l'être humain doit pousser, le maximum d'éléments nutritifs.

L’agro-écologie selon Pierre Rabhi, en dix points:

* Un travail du sol qui ne bouleverse pas sa structure, son ordonnancement vital entre surface et profondeur, entre terre arable, siège de micro-organismes aérobies, et terre profonde et souvent argileuse, siège de micro-organismes anaérobies - chaque catégorie microbienne a un rôle spécifique.

* Une fertilisation organique fondée sur les engrais verts et le compostage: fermentation aérobie des déchets d’origine animale et végétale et de certains minéraux non agressifs, pour la production d’un humus stable, véritable nourriture et remède pour la terre dont il améliore la structure, la capacité d’absorption, l’aération et la rétention de l’eau. Ces techniques ont l’avantage d’être totalement accessibles aux paysans les plus pauvres.

* Des traitements phytosanitaires aussi naturels que possible et utilisant des produits qui se dégradent sans dommage pour le milieu naturel et des substances utilisées traditionnellement pour lutter contre parasites et maladies cryptogamiques (le neem, le caelcedra, le cassia amara, les cendres de bois, des graisses animales...)

* Le choix judicieux des variétés les mieux adaptées aux divers territoires avec la mise en valeur des espèces traditionnelles locales: maîtrisées et reproductibles localement (animaux et végétaux), elles sont le gage d’une réelle autonomie.

* Eau: économie et usage optimum. L’irrigation peut être accessible lorsqu’on a compris l’équilibre entre terre et eau.

* Le recours à l’énergie la plus équilibrée, selon les besoins d’origine mécanique ou animale, mais avec le souci d’éviter tout gaspillage ou suréquipement coûteux. La mécanisation mal maîtrisée a été à l’origine de déséquilibres économiques et écologiques parfois graves, mais aussi de dépendances (pannes, énergie combustible importée à coût élevé). Il ne s’agit pas de renoncer au progrès mais de l’adapter aux réalités au cas par cas: l’énergie métabolique humaine et animale est parfois préférable à une mécanisation mal maîtrisée, facteur de démobilisation.

* Des travaux anti-érosifs de surface (diguettes, microbarrages, digues filtrantes, etc.) pour tirer parti au maximum des eaux pluviales et combattre l’érosion des sols, les inondations et recharger les nappes phréatiques qui entretiennent puits et sources...

* La constitution de haies vives pour protéger les sols des vents et constituer de petits systèmes favorables au développement des plantes cultivées, au bien-être des animaux, au maintien d'une faune et d'une flore auxiliaires utiles.

* Le reboisement des surfaces disponibles et dénudées avec diversité d'espèces pour les combustibles, la pharmacopée, I'art et l'artisanat, la nourriture humaine et animale, la régénération des sols, etc...

* La réhabilitation des savoir-faire traditionnels conforme à une gestion écologique économique du milieu.

Ce mode d'intervention global entre dans le cadre d'une mise en valeur des territoires dégradés ou non. Il requiert une formation et un suivi, une pédagogie adaptée aux acteurs de terrain.

"Dans la nature, le concept de poubelle n'a pas de sens", explique Pierre Rabhi, qui prône l'association agriculture-élevage pour la production d'un compost ou "humus" de haute qualité, mélange fermenté de déchets végétaux et animaux. L'humus est un élément majeur de la fertilisation des sols. Il assouplit les sols durs, donne du corps aux terres trop légères, contient des substances nutritives pour les plantes, retient cinq fois son poids en eau… Dans la nature "rien ne se perd, tout se transforme": la prise en compte active et réfléchie de ce phénomène est dite "système intégré". Un système qui, outre ses vertus écologiques, a aussi le grand mérite de libérer les paysans de la tutelle des fournisseurs d'engrais chimiques. Pour concilier rendement et développement durable, l'agro-écologie préconise le recours à des traitements phytosanitaires permettant de renoncer aux insecticides de synthèse, une gestion raisonnée de l'eau, des travaux anti-érosifs, le reboisement des surfaces disponibles, la réhabilitation des savoirs traditionnels pertinents.

Dans et autour de chaque maison - au moins pour ceux vivant à la campagne, il ne devrait donc y avoir aucune poubelle (dans laquelle  l'on ne trouve que des matériaux inertes, morts, comme les horribles plastiques, qui ont tout envahi mais dont la Nature ne veut pas) mais uniquement des bacs à compost...

Et Terre et Humanisme de poursuivre:

«Partant de cette base prioritaire, Terre et Humanisme a également recours à toute pratique conciliant respect du vivant et solidarité humaine.

Au-delà d'une alternative écologique menacée de n'être, dans un contexte de peur alimentaire, qu'une opportunité pour de nouveaux profits financiers, l'agro-écologie est, pour les pays du Sud, un recours adapté à la précarité de leurs moyens (nous l'avons largement démontré) et, pour les pays du Nord, la base d'une véritable transformation culturelle.

Face à un mode d'existence dit "moderne" de plus en plus minéralisé, mécanisé, virtualisé et hors sol, nous voulons avec modestie travailler à la cohésion de l'espèce humaine et à sa reconnexion à des évidences vivantes et tangibles dont elle est issue et dont elle dépend irrévocablement pour sa vie et sa survie.»

Les trois domaines d'intervention de Terre et Humanisme sont:

L'expérimentation

Mise en place de lieux d'expérimentation d'intérêt général permettant la mise en pratique des méthodes préconisées ainsi qu'une information concrète auprès du grand public. (Architecture Bioclimatique, assainissement autonome, filière bois énergie...)

La solidarité internationale

Montage/suivi de programmes de développement basés sur l'agro-écologie. Appui technique aux communautés paysannes du Monde entier

Le Tourisme alternatif

Organisation de séjours touristiques générant des ressources mobilisées localement pour la transmission de savoirs et de techniques à la portée des paysans les plus démunis.

 
Philosophie de la Terre et de la Nature

Le concept Terre et Humanisme se réfère donc à la Terre (et, plus particulièrement à la terre!, l’un des quatre éléments) considérée comme notre mère nourricière et à l’Humanisme considéré comme l’ensemble des Valeurs fondant la Nature humaine dans sa spécificité et aussi, plus particulièrement, dans sa relation avec la Nature «tout court».

C’est dans ce même état d’esprit d’inconditionnel Respect du Naturel que Pierre Rabhi, considérant aussi les trois autres éléments, dit: «Vis légèrement! N'outrage ni l'Eau ni le Souffle ni la Lumière!»

Ici intervient la dimension du Sacré, c’est-à-dire le fait de considérer la Terre et la Nature comme sacrées. Terre et Humanisme se définit certes comme a-religieuse et affirme que les engagements de Pierre Rabli – et donc les siens - sont «libres de toute référence idéologique, confessionnelle, de toute autorité spirituelle ou laïque», mais, apparemment, cela n’empêche nullement la Référence au Sacré, car devoir « reconnaître à la Nature le magistère absolu d'être la garante de toute vie et de notre survie » c’est, assurément, ce que l’on pourrait appeler une Religion ou – pour le moins – une Spiritualité de la Nature.

C’est ainsi que beaucoup d’écologistes de renom, comme Jean-Marie Pelt, Pierre Gevaert, Patrick Baronnet et bien d’autres, ont, bien qu’ils présentent clairement leur message et leur action comme fondamentalement voire exclusivement écologiques, en commun le fait de considérer la Nature comme un Absolu devant être inconditionnellement respecté.

Particulièrement, c’est la Planète elle-même, la Terre, qui se trouve considérée ; ainsi pour Jean-Marie Pelt nous avons reçu «La Terre en Héritage».

L’un des plus importants sites écologiques Internet français se nomme, du reste, aussi, très clairement, «Terre Sacrée» et, comme beaucoup d'autres, cite en exergue la parole du Chef Indien Seattle: «"...Chaque parcelle de cette Terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge..." - Chef indien Seattle. "Pieds nus sur la Terre sacrée".» -

De même, pour Pierre Rabhi, qui se présente comme Un homme au service de la Terre-Mère... – laquelle rappelle la Gaïa-Cybèle des Grecs et des Romains reprise par James Lovelock -, l’on n'est, assurément, bien que sans le dire formellement, pas loin d’une certaine «divinisation de la Terre et de la Nature» ou, pour le moins, de la/les reconnaître sinon, à l’instar des religions de l’Antiquité, comme une/des déesses, au moins comme une Œuvre divine.

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