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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 16:04
Vous avez dit Écologue ou Ecologiste?

Jean-Pierre Chuine

On voit de plus en plus dans tous les "média" les termes d'Écologiste et d'Écologue, que signifient-ils vraiment et quelle est la différence entre ces 2 termes?
En fait, ces activités ont toutes deux rapport avec l'aménagement et la préservation de l'environnement, c'est l'approche qui peut différer mais l'on verra que parfois la voie est étroite entre Écologue et Écologiste.

Le Petit Robert présente l'Écologiste comme
un "spécialiste de l'Écologie", l'Écologie étant elle-même définie comme "Étude des milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants ainsi que les rapports de ces êtres avec le milieu". Quant à l'Écologue, il n'en parle même pas (du moins dans la version dont je dispose).

A priori, on peut dire que l'approche de l'Écologue est plutôt à base scientifique, tandis que celle de l'
Écologiste est plutôt basée sur le militantisme (que ses références soient scientifiques ou intuitives, voire irrationnelles), mais souvent non exemptes de bon sens, et que ses réflexions aboutissent à une action personnelle, associative ou politique, comme c'est de plus en plus le cas.

Mais qu'est-ce que le bon sens, pour l'
Écologiste, au sens militant du terme, sinon, que la vision non explicable immédiatement, intuitive, de comportements favorables ou défavorables à terme à la survie, à la préservation de l'espèce humaine et donc du milieu qui lui permet de vivre, du biotope de l'espèce humaine, notre fragile planète bleue, la Terre.

Cette vision conservatoire s'est exprimée déjà depuis longtemps, et cela dès les premières agressions notoires des activités humaines contre ce patrimoine commun qu'est notre environnement, et même avant que leurs effets néfastes ne se soient fait beaucoup ressentir.
Par exemple, dès 1920, Rudolf STEINER avait noté les premiers errements de l'Agriculture productiviste (engrais chimiques NPK, alimentation artificialisée des animaux d'élevage...) et avait affirmé en 1923, que si l'on donnait de la viande à des ruminants herbivores comme la vache, celle ci deviendrait folle!...

Hypothèse d'école, malheureusement prémonitoire et réalisée hélas depuis dans les années 80/90, faute d'avoir été prise en compte par la catégorie de population affairiste et à courte vue, responsable de cette catastrophe sanitaire.

A ce titre, on peut dire que Rudolf STEINER, a été un des premiers  "Écologistes " avant que le terme même n'ait été inventé.

De même, Rachel CARSON, en 1962, qualifiée, elle, d'Écologue, avait attiré l'attention mondiale sur les risques des produits chimiques en Agriculture, on peut lire dans sa notice biographique:

CARSON Rachel (1907-1964) Biologiste et écologue américaine, elle devient célèbre dans le monde entier lorsqu'elle  publie en 1962 un ouvrage intitulé Silent Spring (Printemps silencieux). Ce livre est aujourd'hui considéré comme l'un des principaux événements qui ont contribué à la prise de conscience écologiste dans les pays occidentaux: Canada, États-Unis, France, Espagne, etc.

Printemps silencieux représente un manifeste contre l'usage massif en agriculture de produits chimiques utilisés pour rendre le sol apte à produire beaucoup de végétation utile. L'émoi que le livre suscita dans l'opinion publique américaine devait obliger le président John F. Kennedy (1917-1963) à mettre sur pied une commission publique d'enquête, qui confirma, quelques mois plus tard, les conclusions de l'auteur.

Depuis, un certain nombre de termes touchant à ces domaines ont été définis, codifiés par l'Académie Française, le Larousse ou le Petit Robert ou d'autres instances publiques ou privées, ainsi le Centre INRA de Corse EF/10/97 définit les expressions:

Écologie: Science qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Elle étudie les espèces, les groupements d'espèces, les chaînes alimentaires, les compétitions entre animaux, entre plantes. Elle décrit et explique les variations d'effectifs des différents êtres vivants.

Selon Friedel, l'Écologie, "Économie domestique de la maison Terre", est née en 1886, d'abord comme branche de la biologie, qu'elle a ensuite englobée. Le biologiste Ernest Haeckel (1834-1919) l'a définie comme la "science des relations entre les êtres vivants et le monde qui les entoure".

Équilibre écologique: Un milieu est en équilibre lorsque les effectifs des différents êtres vivants qui le composent sont stables. Par exemple, une forêt de chênes verts est en équilibre lorsque la végétation demeure stable et les effectifs des animaux qu'elle abrite restent identiques. L'équilibre est dynamique: chaque année des êtres vivants meurent, d'autres naissent mais l'effectif total reste identique.

Légumineuses: Petit exemple de maintien intelligent de cet équilibre écologique, la plantation de légumineuses (trèfle, luzerne,...), qui permet de capter l'azote gratuit de l'air, et de le stocker dans le sol grâce aux nodosités racinaires de ces plantes. On évite ainsi l'emploi d'engrais chimiques payants et polluants pour l'eau des rivières et des nappes phréatiques !...

Dans le cadre du programme européen "Natura 2000", les Verts lorrains et le Conseil Régional Lorraine ont défini un certain nombre de termes pour mieux se parler, s'entendre et se comprendre, dont:

Biodiversité: Un des indicateurs du développement durable. Elle est couramment définie comme "la richesse en organismes vivants (animaux, végétaux, champignons…) qui peuplent la biosphère, englobant à la fois les individus et leurs relations fonctionnelles".

Crise écologique/Crise du développement: Désertification, érosion et dégradation des sols, régression de la biodiversité, disparition des habitats naturels et, en particulier, forestiers., effet de serre, dégradation de la couche protectrice d'ozone, pollution globale de l'eau, de l'air et des sols, surexploitation des océans notamment par la pêche industrielle, mais aussi artisanale et traditionnelle, surexploitation des énergies fossiles,...Catastrophes technologiques (Seveso, Bhopal, Amoco-Cadiz, Tchernobyl, Érica, Iévoli-Sun, etc...) ont des causes et des conséquences sociales, économiques et écologiques. Les tensions démographiques, accroissement de la paupérisation et des inégalités, guerres, dégradation de l'environnement, sont de plus en plus intimement liés.

Développement:  Projet et/ou capacité d'évolution des sociétés vers le mieux-être et le mieux-faire. 
Le mot recouvre les principes qui définissent cette évolution autant que les modalités concrètes de celle-ci. À Rio, la communauté internationale a rappelé que l'environnement et le développement ne sont pas des absolus ni des fins en soi, mais que l'homme était au centre de ces préoccupations.

Développement durable et soutenable ("sustainable development"): Une définition courante est un "développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre  ceux des générations futures". La notion de Développement durable et soutenable ajoute une dimension éthique et de responsabilité individuelle et collective spatio-temporelle à la simple notion de développement (voir ci-dessus).

La définition proposée par le Conseil Régional de Lorraine est: "Projet volontaire, collectif et partagé de développement économique, social et humain qui préserve, nature et gère, aux échelles globales et locales les ressources pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables".  On entend par ressources non seulement les ressources énergétiques fossiles, mais toutes les ressources (ex.: humaines, sociales, génétiques, paysagères...).

"Rapport Brundtland": C'est au titre de Présidente de la Commission mondiale sur l'environnement et  le développement des Nations Unies que Madame Brundtland a publié ce rapport qui fonde les bases récentes du développement. Il alerte les élus et décideurs de tous les continents sur les interdépendances économiques et écologiques qui lient tous les hommes, dans l'espace planétaire et dans le temps, en particulier à propos des pollutions globales, de la consommation et du gaspillage des ressources non renouvelables. Il conclut à l'urgence de réponses globales et locales aux problèmes globaux, basées sur la coopération.

C'est ici que l'on voit le lien entre "Écologue" et "Écologiste"; sur la base des travaux du premier, le second engage une action militante pour tenter de restaurer des équilibres rompus ou en danger. L'écologiste militant lance donc une action de type politique afin de peser sur les élus et les décideurs. C'est la partie apparente de l'"iceberg écologiste", la plus connue du grand public et souvent décriée, l'écologie politique, sans laquelle rien ne pourrait bouger.

Ainsi, Simone de la Bollardière, (NDLR: épouse du Général de la Bollardière, qui fut le seul général à résister aux ordres iniques lors de la guerre d'Algérie) se définit comme "une écologiste de toujours", et se présente comme la doyenne de la liste de la gauche plurielle et écologiste, pour les élections régionales dans le Morbihan. Militante pacifiste, elle lutte surtout pour une Bretagne débarrassée de la pollution.

Elle aime citer un chef indien qui disait: "La Terre est notre mère, on ne peut pas lui faire n'importe quoi.".

D'après elle, c'est ce qui s'est passé en Bretagne à travers les méfaits d'une agriculture productiviste qui a pollué l'eau et l'air. Simone de La Bollardière explique: "Il faut qu'on puisse transmettre aux enfants de nos petits-enfants une Bretagne intacte et forte dans l'Europe, ayant conservé son identité". Pour elle, si la Bretagne a une bonne image et est moins polluée, les produits bretons seront plus attractifs à l'étranger.

Principe de précaution: Il veut qu'on n'attende pas d'être certain de l'impact négatif d'une action pour agir ou pour réduire et/ou compenser l'impact. Depuis 1992, ce principe est inscrit dans le droit européen (Traité de Maastricht), dans les objectifs de la France en matière de développement durable (cf. Rapport de la France à la commission du Développement Durable des Nations-Unies, Caviars 1994), et dans la Charte de l'Euro-Région signée par le Kent, la Wallonie, la Région Bruxelles-Capitale, la Flandre, et la Région Nord/Pas-de-Calais. Il est un des fondements du préambule de la convention sur la biodiversité signée à RIO le 5 juin l992. Les problèmes de pollution par les nitrates, les pesticides l'amiante, les farines animales montrent que son application n'est pas suivie, ou seulement sous la pression des événements et/ou de l'opinion (vache folle).

Exemples d'Écologues: un Bureau d'Etudes et de gestion de l'Environnement en Suisse, (Bio-Éco Conseil), qui se définit comme "une entreprise d'Écologues professionnels, issus du monde scientifique et universitaire", et qui précise dans les rubriques "Objectif" et "Esprit" de ses pages internet (www.ambios.ch/bio-eco):

"Bio-Éco Conseil apporte, depuis 1986, une aide professionnelle à la diminution des impacts des activités humaines sur l'environnement, essentiellement par des actions d'information, de formation et de conseils, grâce à une équipe motivée et pluridisciplinaire. Bio-Éco Conseil est indépendant et totalement apolitique. Elle fournit du travail scientifique".

Plus loin, ils ajoutent:
"Seul le recours aux grandes lois écologiques dans l'organisation de l'économie peut permettre à notre civilisation de connaître un développement durable, par l'application de principes fondamentaux tels que:

1 - Protéger et ménager les ressources;
2 -
Éviter, diminuer, recycler, éliminer les émissions et les déchets;
3 - Réduire les dangers potentiels, éviter et limiter les accidents majeurs;
4 - Préserver et maintenir la qualité de la vie.

Il s'agit de favoriser le développement économique et social dans le respect des ressources disponibles de l'environnement, afin de "répondre aux besoins de la génération présente sans compromettre les chances de la génération à venir".

"La jouissance de l'environnement est un droit, acquis à chaque individu, que ce dernier a pour mission de transmettre aux générations futures. Cette responsabilité doit être partagée par les professionnels de l'environnement, qui, eux, sont "chargés d'appliquer les lois scientifiques de l'écologie dans l'exercice de leur métie
r".



Et pour terminer sur une note d'humour (noir)!:

Parabole Sénégalaise:

Une parabole sénégalaise compare la population planétaire ou l'écosystème planétaire à une pirogue qui navigue sur un océan infini et désert.

Les noirs (pays pauvres) sont à l'avant, les blancs.(pays riches) à l'arrière.

Quelqu'un crie:
- "Attention, il y a un trou dans la pirogue!"...
 
A l'arrière l'on dit:
- "Ce n'est pas grave; c'est à l'avant!.."

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Published by Jean-Pierre Chuine - dans Protection du Vivant
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commentaires

Janine Favre 30/01/2006 11:39

Au sujet de l’article "Vous avez dit Ecologue ou Ecologiste?"

Il est toujours bon d’en revenir aux notions, donc aux mots que nous employons souvent en leur donnant à notre insu, une certaine déformation. Déformation dans laquelle le plus souvent, le mot nous a préalablement été transmis.  Nous finissons ainsi par ne plus savoir de quoi nous parlons, ce qui est source de mésententes très courantes.
La recherche des ensembles pour déterminer les relations dans le vivant n’a certainement pas débuté avec Rudolf  Steiner; il y a eu de nombreux pionniers dés le début du 20 éme siècle, sans doute en réaction à la vision mécaniste de Newton, vision qui prévalait (et qui prévaut toujours) parmi les scientifiques.
Les «écologues» sont ils dans cette mouvance mécaniste plus que les écologistes? Ce serait intéressant de le savoir?
Selon l’excellent livre «Le Tao de l’Ecologie» de Teddy Goldschmidt, beaucoup de points s’éclairent au sujet de la trajectoire de cette nouvelle science appelée écologie:
Sur ses origines, au début du siècle passé, et qui au début, se consacraient à une recherche nouvellement née du «holisme», ou de la globalité interactive des phénomènes du vivant. Cela en opposition aux théories des «lumières», de Descartes à Newton, qui recherchaient dans la matière inanimée la compréhension des phénomènes naturels, et par là, la maîtrise de ces phénomènes grâce à la machine puis par la technique mécaniste.
Voici ce que dit T. Goldsmith à ce sujet:
«Quand naquit l’écologie, en réaction contre le paradigme scientifique, elle chercha, bien évidemment, à faire revivre le concept d’équilibre de la Nature. Ainsi, pour S.A.Forbes, «un équilibre idéal de la nature est celui qui dispense le plus de bienfaits à toutes les espèces»… Les principaux membres de l’école d’écologie de Chicago reconnaissaient aussi le principe d’équilibre de la nature.
Dans les années 1930 et 1940, cependant l’écologie fut systématiquement transformée pour la confronter au paradigme scientifique. Les écologistes cherchèrent à discréditer le concept d’équilibre de la nature, tout comme ils remettaient en question les autres principes écologiques établis: ceux de la succession conduisant au climax (équilibre maximum) et du  Tout supérieur à la somme des parties et de la diversité comme source de stabilité.
(…) Alfred Russel fut l’origine de théorie de la sélection naturelle qui invalidait celles de l’équilibre par la nature:
«Certaines espèces excluent toutes les autres dans certaines régions. Où se trouve l’équilibre? Lorsque la sauterelle dévaste de vastes contrées et provoque la mort des animaux et des hommes, à quoi rime-t-il de dire que l’équilibre est maintenu?…
Pour la perception humaine, il n’y a pas d’équilibre, mais une lutte au cours de laquelle l’un extermine l’autre».
Il y eu donc un revirement des scientifiques, qui n’était pas innocent.
«Jusque dans les années 1940, Allee et le groupe d’écologistes de Chicago continuaient de considérer le mutualisme comme la caractéristique la plus fondamentale des écosystèmes. Cependant avec le développement des conceptions modernistes et l’accent mis sur l’individualisme et la compétition, l’intérêt pour le mutualisme a rapidement diminué.
L’examen de douze ouvrages sur l’écologie publiés entre 1980 et 1985 montre clairement que la quasi totalité du débat sur les interactions entre organismes s’est concentrée sur la prédation et la compétition.(…) Plus grave: le point de vue de l’écologiste Princeton Robert May, selon lequel le mutualisme aurait un effet déstabilisateur sur les écosystèmes, est maintenant presque universellement reconnu!»
Nous pouvons donc comprendre que la notion d’écologie a été dénaturée et sans doute particulièrement par les «écologues»!
Pour être enseignée à l’Université l’écologie se devait d’être adaptée au système technicien dominant. Ce qui fait qu’aujourd’hui on trouve maints enseignants en écologie qui sont les défenseurs de la recherche sur les applications possibles des OGM!!!
Il m’apparaît aussi que toute l’écologie politique des «Verts» va dans la mouvance de ceux qui croient que par une technique bien ajustée nous aurons raison des gros problèmes de société.
Cette mouvance est celle de ceux qui croient que la nature est défaillante et que l’homme est là pour l’améliorer par sa science. Pour les politiciens actuels y compris la gauche, tout est un problème à résolution technique.
Voici sans doute l’illusion terminale à laquelle nous allons être confrontés!